Casa Chuchu : le secret gastronomique de la vallée du Turón

Cuisine racine

Les produits locaux et la cuisine traditionnelle continuent de régner. La croquette, leur fameuse croquette, est toujours là, tout comme les tripes, incontournables. D’autres produits classiques, comme les ris de veau, subsistent, bien qu’ils soient cuisinés avec une nouvelle philosophie : parfois meunièrefaisant un clin d’œil aux classiques, parfois avec du chou-fleur et des câpres.

Petit à petit, celui qui franchit sa porte découvre que Casa Chuchu n’est plus la cidrerie qu’elle était, même si, en substance, elle l’est toujours. C’est un lieu sans rigidités, accueillant comme le sont les cidreries, mais capable d’aller un peu plus loin. Il le fait dans les moindres détails : du pain que Rafa fabrique lui-même et qui est l’un des meilleurs pains de restaurant que je connaisse, jusqu’à une cave dans laquelle se perdre, que Rafa Sr. manipule avec aisance. Également dans les classiques qui restent et se sont affinés au fil des années.

Et à côté d’eux, en deuxième couche, la pièce qui a été rénovée pour gagner en confort et en chaleur, la vaisselle, des pièces anciennes qui surprennent, mais qui s’emboîtent parfaitement. Et la cuisine bien sûr.

Les plats qui ne manquent jamais

D’un steak tartare canonique à un toast avec bocarte, poivre et foie. De quelques artichauts avec arbeyos – petits pois – et truffe pour un salpicón classique. Tout vous invite à essayer, à commander une portion supplémentaire, car ici la tradition et l’avenir vont de pair et c’est quelque chose qui se remarque et que l’on veut continuer à essayer.

En plats principaux, une belle sélection de poissons du jour. En fin de journée, la mer, même si elle peut paraître lointaine quand on regarde par la fenêtre, est là, à moins d’une heure : rouget, grillé, parfaitement cuit, mérou au four, rubiel… Et les viandes, bien sûr, à ne pas manquer : cailles grillées, pularda confite, quartier d’agneau ou surlonge au foie salé. Encore une fois classicisme, tradition et renouveau vont de pair ; assez de personnalité pour savoir que parfois il suffit de contrôler le passage des pièces dans le feu, que parfois cela vaut la peine de revoir des recettes classiques et d’autres fois, pourquoi pas, l’imagination doit régner.