Le début de cette aventure n’a pas été exactement une idylle : j’ai été accueilli par le déluge universel, comme si Aruba me prévenait dès le premier jour que rien ici ne serait ce qui m’attendait. Pour commencer, si quelques mois plus tôt on m’avait demandé de situer l’île sur une carte, j’aurais probablement perdu mon fromage dans Trivial. Et pourtant, les étoiles se sont alignées pour qu’il finisse par passer une année entière ici. La première chose que j’ai faite, bien sûr, a été Google Aruba. Une fois ici, dans ce coin des Caraïbes au large des côtes du Venezuela, j’ai immédiatement senti que ce que je découvrais n’avait rien à voir avec des recherches sur Internet. C’est pourquoi j’ai décidé de raconter le destin de mon point de vue et, ce faisant, de récupérer un type de photographie qui me passionne. Beaucoup de choses se passent à Aruba, mais elles sont comme des pépites d’or, difficiles à découvrir. J’ai réussi à les retrouver grâce à des personnes formidables que j’ai croisées sur ce chemin.
Nature et conservation au paradis
L’une d’elles s’appelle Elisa et elle est responsable du développement durable chez Bucuti & Tara, l’un des hôtels les plus durables d’Aruba. Elisa travaille dans le programme de conservation de GMC Nature Preserve et, avec l’aide d’amis et des clients de l’hôtel, ils organisent des journées de plantation d’arbres. Ils ne s’en sortent pas mal : ils ont déjà réussi à planter plus de 500 espèces indigènes.
Mon lien avec la nature s’est inévitablement accru au fur et à mesure que le projet avançait. Je me souviens encore d’un des meilleurs moments là-bas, ce lever de soleil depuis la réserve naturelle d’Arikok avec Edeline, responsable de l’Aruba Conservation Foundation. Vous ne pouvez pas comprendre Aruba sans visiter cet endroit unique au monde : désert, roche volcanique, cactus géants, piscines naturelles et grottes avec des peintures du peuple Arawak qui vivait sur l’île avant la colonisation. Si je parle de levers de soleil inoubliables, je ne peux pas laisser de côté celui de Hooiberg, une colline au centre d’Aruba qui, entourée de plaines, donne l’impression d’être l’un des points les plus élevés de l’île (en réalité, il n’y a que 500 marches pour atteindre le sommet).
Ma première baignade dans les Caraïbes d’Aruba a eu lieu à Mangel Halto. Sa plage, à côté d’Arashi, est l’une des meilleures zones pour la plongée en apnée et, avec un peu de chance, dans cette dernière, vous pourrez apercevoir une tortue. De là, vous pourrez également apercevoir de petites îles constituées de récifs coralliens qui, bien que n’étant pas une attraction touristique, sont très importantes pour ses habitants (si vous en avez l’occasion, demandez gentiment à un pêcheur de vous rapprocher en échange de quelques florins). Mangel Halto est l’endroit typique des pêcheurs, des plongeurs et des familles locales. Les files de voitures devant la plage avec de la bonne musique, de la nourriture et de la bière fraîche sont assez courantes.