Artá, où Majorque respire son passé

Entre les amandes et les architectures du centenaire, Artá (Majorque) est révélé comme un secret que l’île jalousement garde jalousement à son extrémité nord-est. Ce n’est pas un passage de passage, ni de ceux qui sont voyagés à la hâte. Artá demande que le temps soit dédié, à marcher lentement et à entendre.

Le voyage commence dans le sanctuaire de Sant Salvador, perché sur la montagne avec laquelle il partage un nom, qui couronne la ville comme une vigía jalouse. Il est atteint par un escalier escarpé bordé par des cipres et des murs du centenaire, et en atteignant le sommet, on comprend pourquoi les anciens religieux ont choisi cet endroit pour se consacrer à la prière. De là, la vue se déroule comme une tapisserie: les toits de carreaux arabes, les champs de culture, qui s’étendent en retales, et au-delà, la faible lueur de la Méditerranée. Le sanctuaire, modeste mais sobre, enferme entre ses murs, des siècles de dévotion. Lorsque la descente est imposée, avec élégance, l’Église paroissiale de la transfiguration du Seigneur, avec sa silhouette gothique et sa sobriété en pierre.

Échos médiévaux

Quelques étapes, la disposition médiévale du centre historique enveloppe le voyageur. Les rues étroites, flanquées de maisons majestueuses avec une pierre dorée, se déroulent comme un peu de labyrinthe qui s’invite à se perdre. Un mardi matin, la ville prend une autre vie. La Plaça del Conqueridor, large, brillante et ouverte au ciel, devient un foyer de voix et d’arômes pendant le marché hebdomadaire. Sous les pergolas et les auvents temporels, les fruits sont empilés qui sentent toujours le champ, les fromages matures et les pains de seigle de fours locaux. Les terrasses des cafés sont remplies de conversations au coucher du soleil, où la vie passe sans avoir besoin d’ornements.

Un palais bourgeois s’est transformé en centre culturel et bibliothèque municipale. Sa noble façade garde un patio où les palmiers et les oranges sont entrelacés en silence. À l’intérieur, la lumière filtre entre vitraux et livres. En plus du marché artisanal, NA Batlessa organise des expositions temporaires de photographie, de céramique contemporaine ou de peinture locale, de présentations de livres et, parfois, de concerts de chambre en plein air. C’est un espace de vie, où le passé est évoqué, avec des pierres complètes de l’espace, avec les expressions artistiques les plus récentes.