Bora Bora : ce côté du paradis

La petite capitale de l’île, nommée Vaitapee, nous attend avec ses nombreuses boutiques de perles, ses galeries d’art, une église, un marché artisanal local et bien sûr la boutique de Chin Lee. C’est l’un des premiers magasins de Bora Bora, il a ouvert ses portes en 1936 et on peut y acheter de tout, du ukulélé à la carte postale en passant par une saucisse.

Une autre étape légendaire est le restaurant Bloody Mary’s, situé dans la baie de Povai. Un noble polonais l’a inauguré en 1979 et, depuis lors, c’est un arrêt obligatoire pour tous ceux qui visitent Bora Bora. Il ne reste pourtant aujourd’hui que son mur de gloire avec les noms de ceux qui sont passés par ici et ce qui était un petit établissement en bois, faiblement éclairé et sans prétention – où j’ai moi-même dîné il y a quinze ans – est en construction et fera bientôt partie d’un hôtel de luxe.

Vue depuis le lagon du spa de l'hôtel Westin.

La signification des tatouages

On ne peut pas quitter Bora Bora sans visiter le lagon, un endroit que l’on croira venu d’un autre monde. Les excursions partent le matin et au premier arrêt, vous pourrez faire de la plongée avec tuba pour voir tous types de coraux, requins, raies manta, poissons colorés et murènes. Nous avons choisi de partir sur un petit bateau avec Manu, qui répond à l’idée reçue d’un Polynésien que nous avons ramené de l’autre bout du monde : tatoué de haut en bas, joue du ukulélé à merveille et on ne peut plus heureux.

Il adore aussi voyager, alors il interroge curieusement tous ceux d’entre nous qui sont là-bas sur nos pays respectifs pour avoir une idée de notre vie là-bas. Avant de lui dire au revoir, je l’interroge sur la signification des dessins sur son corps et il m’explique que chacun d’eux illustre un moment ou une idée importante de sa vie. Cette attitude polynésienne, celle de ne pas oublier les petits grands moments de notre avenir, vient souvent à l’esprit en repensant à ce voyage. C’est vrai, j’ai d’innombrables moments à Bora Bora qui resteront à jamais gravés dans ma tête.