Conie Vallese : retour au silence

Il y a ceux qui ont besoin d’activité pour se sentir vivants ; d’autres, comme l’artiste argentine aux multiples facettes Conie Vallese, recherchent le calme (même si elle travaille également comme mannequin, elle affirme ne pas se sentir complètement identifiée aux rythmes de la mode).

« Le bonheur est dans la simplicité, dans le calme profond… C’est ce qui me donne de l’énergie ! s’exclame-t-il. Et il continue : « Ce que j’apprécie le plus quand je reviens en Patagonie, ce sont les excursions à travers les montagnes, en plein air on respire quelque chose de primitif. Je me sens immédiatement chez moi. »

On imagine à quoi il fait référence, le murmure constant de l’air, le froid sur la peau, les cynorhodons, l’eau des glaciers… l’impression d’être enveloppé dans une beauté si immense qu’elle bouleverse.

Nous voulons savoir : si vous pouviez condenser cette grandeur dans un objet du quotidien… que serait-ce ? Il n’a aucun doute : « Une couverture et un compagnon. »

C’est justement dans la Nature (avec une majuscule) qu’elle a appris à ralentir, à laisser chaque instant se réduire à ce qu’il est réellement. Il aime aussi contempler la transition du jour à la nuit. « Dans la lenteur il y a une sagesse qui me réconforte : chaque chose arrive en son temps. » Vivre ainsi, tel est le but.

Ainsi, pour se connecter à l’essence, l’artiste marche pieds nus, observe ce qui l’entoure, prend soin.

Conie Vallese dans les Dolomites en Italie.