Hortensia Herrero, la mécène qui peint Valence comme un art

Imaginons un édifice du XVIIe siècle : le Palais Valeriola, restauré avec amour. Au cours des travaux, des trésors enfouis sont apparus : vestiges d’un cirque romain, vestiges de l’ancien quartier juif valencien. Ils ne les ont pas recouverts de ciment ; Ils les ont intégrés, ils les ont exposés. Et au milieu de tout cela, Hortensia a placé plus d’une centaine d’œuvres d’art contemporain et multimédia, réalisées par plus de cinquante artistes internationaux. Ce ne sont pas des tableaux poussiéreux accrochés aux murs blancs : ce sont des installations interactives, des pièces numériques qui nous invitent à toucher, à bouger, à participer au jeu. Six d’entre eux sont spécifique au sitecréés expressément pour ce lieu, ce qui signifie qu’ils ne peuvent être vus qu’ici, à Valence. Ni à New York, ni à Londres, ni à Paris. Ici, où le soleil les éclaire d’une manière qu’aucun autre endroit ne pourrait reproduire.

Et maintenant, faites attention, car le Centre d’Art Hortensia Herrero se prépare à un coup de maître. À partir d’avril 2026, il accueillera la première exposition d’Anselm Kiefer à Valence. Oui, cet Anselm Kiefer : l’Allemand né en 1945 à Donaueschingen, juste au moment où le monde sortait des ruines de la guerre, qui a fait du paysage, de l’histoire, de la mythologie et de la littérature son champ de bataille créatif. L’artiste a étudié le droit, la littérature et la linguistique avant de s’abandonner à l’art sous la tutelle de Joseph Beuys à Düsseldorf. Celui qui a représenté l’Allemagne à la Biennale de Venise de 1980 et a exposé dans des temples comme l’Art Institute de Chicago (1987), le Metropolitan de New York (1998), le Guggenheim de Bilbao (2007), la Royal Academy de Londres (2014), le Centre Pompidou de Paris (2015), l’Ermitage de Saint-Pétersbourg (2017), le Musée Rodin de Paris (2017) ou encore le Met Breuer de New York. (2018).

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Des récompenses à ras bord : le Praemium Impériale du Japon (1999), La paix du commerce du livre allemand (2008). Installations permanentes au Louvre – la première depuis Georges Braque – au Rockefeller Center de New York avec sa sculpture spécifique au site Uraeus (2018), et au Panthéon de Paris, commande d’Emmanuel Macron, en 2020.