Il s’agissait de Miguel Ors, Salvador Jiménez, Miguel Pérez Calderón, Jesús de la Serna et de son épouse, Pura Ramos, également informatrice, bien qu’injustement exclue du nom du chalet, inspiré à son tour du roman du même nom d’Alfred Mason. Ramos, la seule des cinq « plumes » encore en vie (elle est née à Madrid en 1931), a travaillé entre les années 50 et 60 dans les journaux. Ville et Information, et plus tard, elle fut la première directrice de la communication du Musée du Prado (1989 1996).
Il s’est récemment ajouté au décompte initial incertain grâce à une enquête pertinente menée par une équipe de l’Université de Murcie dirigée par María Verónica de Haro de San Mateo, professeur à la Faculté de Communication et Documentation de l’UMU, ainsi que par Lorca, résidente à temps partiel à Águilas et collègue et amie depuis notre époque en tant qu’étudiantes à la Faculté de Journalisme de l’Université Complutense de Madrid.
De ce travail prolixe naît le livre Les Quatre Plumes : résidence fertile, où l’histoire détaillée, inconnue de la majorité des Aguiléens, des illustres habitants et, aussi, de ses visiteurs célèbres, est recueillie pour la première fois. Parmi eux, des journalistes comme Jesús Hermida, Jaime Campmany et Juan Luis Cebrián – ses beaux-parents passaient alors leurs étés très près du célèbre chalet – et l’écrivain Ángel María de Lera, dont le roman Les derniers drapeaux, Réalisé à Águilas, où il possédait également une maison, il remporta le prix Planeta lors de l’édition 1967.
Las Cuatro Plumas, comme un point de vue privilégié face à une Mare Nostrum calme et souvent cristalline, fait face à une vue incomparable sur la plage isolée et conviviale, qui semble être embrassée par son côté droit face à la mer, par la jetée Hornillo, construite en acier et béton et inaugurée en 1903 pour le chargement du minerai descendant des montagnes d’Almeria et de Grenade. Sur son côté gauche, elle s’étend le long de la plage Jaune, ainsi nommée en raison de la couleur de son sable fin. Et dominant la baie, légèrement inclinée vers la gauche, s’élève, silencieuse et toujours imposante, l’île de Fraile, un autre des emblèmes d’Águilas, habitée depuis deux mille ans, un centre important de production de salaison romaine et un point clé des réseaux commerciaux de cette ancienne et fascinante Méditerranée. Derrière cette île, naît également une pleine lune vraiment spectaculaire.