L’escapade la plus romantique vous attend dans cette cabane andorrane

Éclairer une petite maison pour deux personnes, entourée uniquement de campagne, est peut-être l’expression la plus contemporaine de la beauté. Marfany a décoré ce chalet en pierre comme un prolongement de son goût personnel : cheminée crépitante, double douche avec vue, poutres en bois, damiers, balcons fleuris, petites fenêtres et stores bouffants, coussins de petit point et une cuisine équipée d’appareils Smeg (confortable, oui ; hipster aussi). C’est d’ailleurs dans la cuisine qu’un chef privé – avantage de la basse saison – prépare de délicieux petits déjeuners.

C’est la version maison d’être échevelée (et crépue) à cause de l’humidité, les mains dans les poches d’un Barbour et zéro maquillage : un geste de liberté qui permet de vivre à son rythme.

Air pur

Dans la Vall d’Incles, la déconnexion n’est pas un slogan ; C’est une obligation géographique. Le matin, les sentiers – qui en hiver seront réservés aux raquettes et aux traîneaux – deviennent des domaines solitaires : cascades cachées, flore qui dit adieu à l’été avec des éclats de mousse, d’olivier, d’ocre et même de citrouille. Dans l’après-midi, un transfert me ramène au Sport Wellness Mountain & Spa – les clients du Borda Mangautxa et ceux du Lodge Borda Calbó, la majestueuse cabane pour groupes, ont un accès complet aux services de l’hôtel -, 5 000 m² répartis sur cinq étages à 1 850 mètres d’altitude, où les massages dissipent les tensions, les soins se renouvellent et les piscines alpines et les saunas surplombent Soldeu comme personne d’autre. veut la chose.

Le tout sans foule, sans selfies des autres.

Andorre

L’essentiel

Josep Areny l’a résumé dans une conversation improvisée – car à l’Ermitage il est d’usage de parler au propriétaire – : « Le luxe, ce n’est pas tout avoir, c’est défendre ce qui est à soi. » Et il avait raison. En septembre, Andorre n’est pas le cirque blanc de décembre, mais un pays serein. La famille Calbó l’a construit étape par étape et je suis arrivé à temps pour sentir que, le temps d’un week-end, j’appartiens à la maison. Son credo (je sens) est de capturer le doux loin nienteou en espagnol traditionnel : « vive la paresse ! » Vous le savez et je le sais : même les aristocrates, les footballeurs et les acteurs de cinéma qui ont fait une pause dans l’une des 135 suites ou les 9 résidences de l’Ermitage (elles varient en taille de 120 m² à 500 m²) préfèrent marcher en pantoufles chaudes dans un couloir grinçant plutôt que de porter des chaussures formelles qui ne font que torturer leurs pieds. Bref, nous sommes plus semblables qu’on ne le pense.

Il existe des grandeurs qui ne se mesurent pas en étoiles ou en mètres carrés de spa, mais dans le calme suspendu qui précède la neige.

Astuce : venez en hiver si vous recherchez de l’adrénaline ; Venez en automne si vous voulez la vraie fortune : celle de ne la partager avec personne. C’est le privilège d’arriver tôt (ou trop tard) dans les Pyrénées.

Ibaya.

Ibaya : la haute cuisine pyrénéenne

En 2021, M. Areny – ou Calbó, comme l’appellent familièrement ses employés – a offert au pays sa première étoile avec Ibaya, le restaurant où Francis Paniego transforme les Pyrénées en plat. Ce n’est pas un hasard : cela fait partie de l’ADN d’une dynastie qui a fait de l’hospitalité une souveraineté.