Les collaborations muséales continuent de façonner l’expérience artistique en 2026. Cette fois, le MoMA et le Philadelphia Museum of Art, avec le soutien du Centre Pompidou, présentent la première grande rétrospective américaine depuis plus d’un demi-siècle consacrée à Marcel Duchamp, l’un des artistes européens les plus importants du XXe siècle.
Né en France en 1887 puis installé aux États-Unis, Duchamp a révolutionné le domaine avec le concept de prêt à l’emploi en 1915, élevant les objets du quotidien au rang d’art. Sa dernière grande rétrospective, également organisée par le MoMA et le Philadelphia Museum of Art en 1973, marque une étape importante dans la réinterprétation de son héritage. Désormais, cette nouvelle exposition cherche à redécouvrir l’essence de l’artiste, couvrant six décennies de sa prolifique carrière.
Du 12 avril au 22 août 2026, il sera possible de profiter d’une collection exceptionnelle de Marcel Duchamp qui comprend des peintures, des sculptures, des dessins, des photographies, du cinéma et des estampes.
Marcel Duchamp arrive au MoMA avec sa première rétrospective depuis plus d’un demi-siècle
La rétrospective du MoMA et du Philadelphia Museum of Art se concentre sur la vie et l’œuvre de l’une des figures qui ont révolutionné la définition de l’art occidental.
Fils d’un notaire qui encourageait les penchants artistiques de ses enfants, Duchamp a grandi dans un environnement qui encourageait la créativité. Parmi ses frères et sœurs, Suzanne Duchamp, Jacques Villon et Raymond Duchamp-Villon se démarquent comme peintres et sculpteurs. Au lieu de leur laisser un héritage important, leur père leur offre une modeste allocation pour poursuivre leurs projets artistiques.
Désillusionné par le cubisme, Duchamp travaille comme bibliothécaire et professeur d’anglais tout en explorant de nouvelles formes d’expression dans des cercles restreints. En 1915, il s’installe à New York, où son travail Nue en descendant un escalier (n°2) Il avait déjà suscité la controverse à l’Armory Show en 1913. Il y collabora avec le collectionneur d’art Arensberg, l’aidant à constituer une importante collection d’art moderne, donnée plus tard au Philadelphia Museum of Art en 1950.
En 1916, il fonde la Société des artistes indépendants, promouvant des expositions et des prix sans jury. Fontaine à partir de 1917, un urinoir signé, marque une étape importante dans l’art conceptuel, générant des controverses et redéfinissant les limites de l’art. Après la mort de son père en 1925, il profite de l’héritage pour acquérir des sculptures de Brancusi. De plus, il cofonde la Société Anonyme en 1920, s’imposant comme critique et promoteur de l’art d’avant-garde.