Doom : excuses pour l’hôtel de l’aéroport

Dans un hôtel d’aéroport, dont les noms sont presque toujours faits pour être oubliés, on dort pour deux raisons et aucune n’est fabuleuse.

  1. Par extrême praticité.

2. En raison d’un retard/annulation de vol.

Nous traiterons du deuxième cas car le premier est désespéré.

Quand la vie nous amène chez l’un d’eux, nous franchissons sa porte en grommelant, en traînant une valise et avec le même enthousiasme avec lequel nous allons à la pharmacie pour acheter du Frenadol. Si l’on pense, comme celui qui écrit, que chaque voyage est une aventure, on commence vite à entendre ébranler les fondements de ses préjugés. Et si cet hôtel (oups, j’ai déjà oublié le nom du dernier, à Munich, où j’ai séjourné) n’était pas si mal.

Voici quelques raisons qui nous invitent à faire une déclaration aussi imprudente.

1. Une fois la colère initiale surmontée, le sentiment que vous ressentez dans un hôtel d’aéroport est celui de la gratitude. Pour ne pas errer dans l’aéroport comme Tom Hanks, pour ne pas avoir à prendre de décisions, pour avoir un lit et une douche. C’est ainsi que fonctionnent ses ressorts.

2. Ne méprisons pas les chambres d’hôtel d’aéroport simplement parce qu’elles sont pratiques. Laissons le snobisme à l’aéroport : nous viendrons vous chercher dans quelques heures. Ils ont tendance à être fantastiques, hé. Tout dans ces hôtels fonctionne : des lits solides, des douches à pression de type Chutes d’Iguazú, une cafetière avec son café faible correspondant, une table pour travailler. Nous avons été dans de nombreux endroits 10 fois plus chers, ce qui n’était pas à la hauteur de la chambre de cet hôtel qui, oh, comment s’appelait-il…

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3. Sur le plan nutritionnel, tout y est permis. Nous sommes trop faibles pour continuer le jeûne intermittent. Dîner avec des pâtes, commander une pizza géante avec une bière digne de l’Oktoberfest ? Avant. Dans ces hôtels, il y a généralement un supermarché proposant des produits de plusieurs couleurs. Dans la dernière (oh, comment ça s’appelait ?) il y avait différents types de frites très épicées. C’est ainsi qu’on gagne un cœur.

4. Le tapis. Ces couloirs avec des tapis aux motifs impossibles sont en train de disparaître. Aux Etats-Unis par exemple, ils sont maintenus et très dignes. C’est toujours un plaisir de constater que tout n’a pas succombé à la scandinavenisation des intérieurs ou au pseudo minimalisme.