Ilha Grande : le paradis dont tout le monde parle au Brésil

J’avais entendu parler d’Ilha Grande plusieurs années avant de la rencontrer. Depuis mon premier voyage au Brésil, il y a plus de dix ans, son nom est apparu à maintes reprises dans les conversations, les recommandations et les récits de voyageurs. Dans ma tête, cependant, l’image était très différente : une île surpeuplée, pleine de bâtiments, de grandes maisons, de centres de villégiature et de plages bondées. Quand j’ai finalement décidé, la surprise a été énorme.

Dès mon arrivée à Abrão, la capitale de l’île, j’ai compris que cela n’avait rien à voir avec ce que j’avais imaginé. Au lieu de grands bâtiments, j’ai trouvé une petite ville charmante avec des maisons basses, des chemins de terre, des bars simples et des restaurants sur la plage. Tout se fait à pied. Il y a des petits commerces, une église, des voyageurs, des locaux… et une sensation de calme immédiate.

Grande île

J’imaginais des restaurants pour touristes, avec des menus plastifiés et des prix gonflés. Mais quand nous sommes arrivés, j’ai compris qu’il n’y avait pas besoin de chercher quelque chose de spécial. Tous les endroits étaient : des chaises en plastique sur le sable, du poisson frais, des plantains frits, de la bière fraîche… et la mer à deux pas. Une merveille.

Un bleu si intense qu’il semble irréel

Le voyage a commencé presque improvisé. Nous venions de passer le réveillon du Nouvel An à Rio de Janeiro et le matin du 1er janvier, encore à moitié endormis, nous nous sommes regardés et nous nous sommes dit : « Allons-nous à Ilha Grande ?

Sans trop réfléchir, nous avons commandé un Uber et en moins de deux heures nous étions au port d’Angra dos Reis. Ce que nous n’avions pas pris en compte, c’est que c’était le premier jour de l’année et que le port était complètement effondré. Du monde partout, des files d’attente interminables, des bateaux pleins… et une chaleur insupportable. Nous étions là, à plus de 40 degrés, sous un énorme morceau de plastique, entourés de gens, en sueur et se demandant comment diable on allait s’en sortir.

Grande île