Le compte à rebours commence pour l’une des grandes ouvertures culturelles de l’année. Faro Santander ouvrira ses portes dans la capitale cantabrique le 8 septembre et le fera de manière surréaliste… également Renaissance, maniériste, impressionniste, expressionniste et contemporaine, pour ne citer que quelques exemples. Car telle est et sera la programmation du nouveau centre d’art de la ville : plurielle et destinée à tous les publics. Vers l’exposition inédite Surréalisme symptomatique : Leonora Carringtonqui approfondit le travail que la peintre a réalisé pendant son séjour à Santander, deux autres expositions pertinentes s’ajoutent à l’inauguration : Chefs-d’œuvre de la collection Banco Santander et Le Mexique moderne dans la collection Gelman Santander.
L’institution assure que ce projet culturel est né avec la vocation de devenir un point de rencontre dynamique et inclusif, capable de relier les citoyens cantabriques à la scène artistique internationale. Et ils n’auraient pas pu choisir un meilleur endroit pour le faire, puisqu’il occupe le bâtiment Pereda, l’ancien siège principal de Banco Santander. Un bâtiment historique qui renaît transformé par l’architecte britannique David Chipperfield, lauréat du prix Pritzker en 2023, qui a été en charge de la nouvelle conception architecturale.
Chefs-d’œuvre de la collection Banco Santander
Le quatrième étage du bâtiment est réservé en permanence à la Collection Banco Santander, fruit de plus de 160 ans de collection, dont la présence sera vivante et changeante. Diplômé Chefs-d’œuvre de la collection Banco Santander et organisée par María Dolores Jiménez-Blanco, la première exposition dévoile une histoire inédite qui couvre près de cinq siècles d’art, depuis un panneau de Lucas Cranach l’Ancien de 1537 jusqu’à une œuvre de Juan Uslé réalisée en 2018.
Ce parcours est organisé en quatre axes thématiques. histoires sacréesoù la spiritualité du Titien, du Greco, de Velázquez, de Rubens ou de Zurbarán dialogue avec l’abstraction de Chillida, Tàpies ou Torner. Lieux et paysagesqui explore la nature depuis les vues de Canaletto et Beruete jusqu’aux créations de Chirino, Guerrero, Soledad Sevilla et Cristina Iglesias. Choses : natures mortes et natures mortesun voyage à travers le genre du baroque au XXe siècle avec des pièces de Juan de Arellano, Luis Meléndez, Luis Gordillo et Miquel Barceló. Et enfin Portraits, types, figuresreflet de l’individu depuis la solennité courtoise de Van Dyck ou Giuseppe Bonito jusqu’à la facilité de Goya, Sorolla, Miró, Millares, Equipo Crónica ou Niki de Saint Phalle.