Il y a des villages qui semblent tirés d’un livre d’histoire et d’autres qui ressentent des scénarios d’aventure. Alquézar, au cœur de la Somontano Oscense, est à la fois en même temps: une enclave médiévale accrochée à un canon calcaire et un point de départ pour explorer l’un des paysages les plus fous de la pré-pyring aragonaise.
Cette petite ville d’un peu plus de trois cents habitants nous offre l’authenticité, le patrimoine et la nature, le tout en un seul endroit. Et il ne déçoit pas: son cadre de rues pavées, son collège fortifié et ses vues sur le canyon de la rivière Vero semblent personnalisés pour se perdre.
Il en va de même pour le murmure de l’eau qui se cache entre les gorges, le goût du vin local sur une terrasse au coucher du soleil, ou l’émotion de sauter dans des piscines cristallines dans une journée de barranquismo. Alquézar est l’un de ces endroits qui, peut-être sans faire semblant, abritent pour toujours votre cœur itinérant.
Entre les murs, les passages et la pierre dorée
La première chose à attraper Alquézar est sa silhouette. Vue depuis la route qui vous amène, la ville semble suspendue sur le rocher, dominée par l’imposant collège de Santa María La Mayor, qui couronne le promontoire où, à son époque, une forteresse musulmane a été soulevée.
Le nom du peuple, en fait, vient de l’arabe Al-QasrCe qui signifie «la force» et donne une idée de l’importance stratégique que cet endroit avait au Moyen Âge. Le collège collégial aujourd’hui, construit entre le XI et le 17e siècle, combine des éléments romans, gothiques et de la Renaissance, et conserve un cloître avec une nouvelle expressivité et une couleur.
Au-delà du complexe monumental, Alquézar est un labyrinthe de ruelles étroites et passant qui nous invitent à errer sans but. Les maisons en pierre rougeâtre, avec des avant-toits en bois et des balcons prospérés, semblent rivaliser les uns avec les autres pour garder le charme le plus authentique.