Il a une chapelle, Royal Room et est au cœur d’un parc naturel marin. Aussi étrange qu’il semble que nous parlions d’un phare, très spécial: le phare de Cordouan. Un monument a construit il y a 400 ans par Enrique IV, qui voulait imiter la grandeur du légendaire phare d’Alexandrie élevant cette tour de giroue en forme de palais à l’entrée de l’Estario de la Gironda, dans le sud-ouest de la France. Ce joyau architectural, inscrit en 2021 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, mène le classement des monuments privilégiés français. Ce n’est pas surprenant: tout dans ce Versailles del Mar particulier est exceptionnel, même la visite, pour laquelle vous devez réserver toute la matinée ou l’après-midi, en voyageant de Médoc – la célèbre région des vins rouges à la périphérie de Bordeaux – ou de Royan, à Charite-Maritime.
Déjà des côtes qui entourent l’estuaire – la plus grande d’Europe, avec 75 kilomètres de long et 12 de large dans sa bouche – nous vérifions comment la sentinelle de la mer nous observe. Il monte au milieu de l’océan, sans que l’on sache très bien quelle île est l’île. Il se dresse sur une plate-forme rocheuse sur les limites entre l’Atlantique et la rivière Gironda, une zone basse que la marée fait ou disparaît. Comme dans le mont Saint-Michel, parfois le phare est complètement entouré de l’eau. À quelques mètres de ce rocher, que l’océan éclipt au fil des ans, est apparu au cours de la dernière décennie une banc de sable que les voisins appellent, avec peu d’imagination, « l’île sans nom ». Mais Cordouan a un nom: un très populaire dans l’histoire maritime de la France.
La dernière balise habitée de la France
Il s’explique par Pierre, historien et tuteur du phare depuis 2016, qui erre pieds nus pour laquelle il est sa maison six mois par an. Ce matin d’été, nous reconnaissons les Farros parce que, contrairement aux visiteurs – qui montent les 301 étapes – ils se rendent aux sauts, pieds nus (comme les enfants qui participent à un jeu de recherche de trésors). Cordouan est le seul phare de France habité toute l’année. Pendant des décennies, les travaux de signalisation maritime ont été considérablement réduits, donc la tâche principale des Berros est de recevoir les 200 touristes qui le visitent tous les jours entre avril et octobre. Le reste de l’année, au milieu de terribles temporels, le travail de restauration ardu est effectué, avec des matériaux transportés dans des barges ou des hélicoptères. Les quatre gardiens sont soulagés par des quarts de croix, deux sur deux, chacun ou deux semaines.