L’Eixample est le carré du cercle. Un projet urbain révolutionnaire qui a ouvert, physiquement et métaphoriquement, Barcelone au monde : des rues qui se croisent avec précision, des chanfreins
dans chaque coin qui facilitent la circulation et la visibilité et une manière d’organiser la ville orientée vers l’avenir. Un tableau mesuré, couronné par plusieurs œuvres modernistes de Gaudí, où la Cotton House, finaliste des Condé Nast Traveler Awards 2026 dans la catégorie Urban Hotel, joue avec un avantage, puisque la géométrie cède la place à quelque chose de plus difficile à expliquer : l’identité.
Design d’intérieur sophistiqué
L’escalier en marbre, les plafonds et murs ornés de lambris et surtout l’escalier à vis suspendu ne sont que le prélude à une pièce chargée d’histoire, mais aussi d’authenticité. C’est comme si les espaces étaient traversés par le temps, sans se détacher de l’essentiel, mais sans y être piégés.
Ce n’est pas une impression fortuite. Avant d’être un boutique-hôtel, la propriété était le siège de la Fondation Textile Algodonera, un bâtiment néoclassique du XVIIIe siècle construit au XIXe siècle, en plein développement industriel de Barcelone. Une maison de coton actuellement exploitée par Lázaro Rosa-Violán, qui s’est inspiré de la douceur, du confort et de la délicatesse de cette fibre textile pour créer un design intérieur sophistiqué dominé par les couleurs blanc, noir et sépia de la plante.
Les 83 chambres raffinées – dont cinq suites spacieuses – suivent la même logique contemporaine, celle de faire dialoguer les besoins existants et nouveaux du voyageur d’aujourd’hui. Des tissus qui invitent au toucher, des couches qui génèrent de la chaleur, des environnements sans excès où la lumière filtre de manière conviviale. Juste une sensation d’équilibre qui favorise le repos et qui relie, de manière subtile, au passé du bâtiment.