Le train Cervantes circule à nouveau entre Madrid et Alcalá de Henares

La chute de Madrid commence par un voyage dans le temps qui ne dure qu’une demi-heure, juste pour sortir de la gare d’Atocha Cercanías Madrid et atteindre Alcalá de Henares, la ville patrimoniale de l’humanité et le berceau de Miguel de Cervantes. C’est la destination du train Cervantes qui, du 20 septembre au 13 décembre, revient avec une expérience qui relie le voyage ferroviaire, le théâtre et la tournée guidée. À bord, un groupe d’acteurs vêtus de temps convertit les wagons en scène d’un spectacle plein d’humour, d’ingéniosité et de clin d’oeil littéraire qui marque le ton du jour.

Visite guidée

Une fois dans la ville cervirante, une visite guidée de cette année a commencé à incorporer de nouveaux arrêts et un passeport cervirtin conçu pour explorer Alcalá de Henares avec un look ludique et culturel. La tournée commence à Libreos Street, l’une des artères les plus emblématiques, dont le nom se souvient des ateliers d’impression qui ont prospéré pendant l’âge d’or. La marche est d’entrer au moment où la parole écrite a marqué le pouls de la vie intellectuelle qui finirait par projeter Cervantes comme l’un des grands noms de la littérature universelle.

Le prochain arrêt est l’ancien marché du marché, aujourd’hui connu sous le nom de Cervantes Square, qui à l’époque médiévale était le cœur commercial de la ville et conserve toujours son portique, l’héritage de ces jours de la foire et de l’agitation. Très proche, l’itinéraire entre dans le quartier juif, un réseau de ruelles étroites qui se souvient de la présence séfarade d’Alcalá jusqu’à la fin du XVe siècle, signe de la diversité culturelle qui a marqué sa physionomie et sa mémoire collective.

De là, l’itinéraire mène à la Plaza de los Santos Niños, présidée par la cathédrale maîtresse. Un temple unique, car il ne partage qu’avec la cathédrale de San Pedro à Leuven (Belgique) le privilège d’apporter le titre de « magistral », une distinction qui oblige tous ses canons à être des médecins en théologie. Sa silhouette se souvient du poids que la religion a eu dans la vie complotene et la façon dont le sacré a marqué le rythme de la ville.