Monte Mendaur : le coin navarrais pour trouver un partenaire à deux pas (littéralement)

La silhouette du Mont Mendaur, l’un des plus emblématiques des Pré-Pyrénées navarraises, s’élève au-dessus de l’horizon avec la précision d’une pyramide naturelle, couronnée par la silhouette blanche de l’ermitage de la Trinité. Gravir ses pentes, c’est faire un voyage récompensé par des vues panoramiques à couper le souffle sur ces montagnes et mettre les pieds dans un lieu plein de légendes et de traditions qui remontent à très loin.

Un sommet emblématique

Située dans la vallée de Malerreka, entre Sunbilla et Ituren, Mendaur est une destination de randonnée populaire, avec des itinéraires populaires depuis des villes comme Sunbilla ou Elgorriaga. Avec l’ermitage se dressant sur son sommet à 1 131 mètres d’altitude, c’est un phare spirituel qui veille sur les vallées de Malerreka et de Cinco Villas, où le vert des forêts se confond avec le bleu de la mer Cantabrique par temps clair.

Le chemin menant au sommet du Mendaur commence bien avant que la pente ne devienne raide. Cela commence généralement par le calme de villages comme Sunbilla ou Elgorriaga, où le murmure de l’eau de la rivière Bidasoa donne le ton initial. Cependant, lorsque nous pénétrons dans ses pentes, nous sommes entourés d’un manteau de hêtres et de chênes qui filtrent la lumière, créant un jeu d’ombres qui semble protéger les secrets de la montagne. L’air ici est différent, il sent la terre ombragée, les fougères fraîches et cette humidité caractéristique du nord de la Navarre qui maintient la vie dans un état d’exubérance perpétuelle.

Au fur et à mesure que l’on gagne en hauteur, la forêt cède la place à des prairies où paissent les bovins avec une parcimonie enviable. C’est dans cette section que la masse pierreuse de Mendaur révèle sa véritable ampleur. L’ascension finale, zigzagante et exigeante, nécessite une totale communion avec le terrain. Chaque pas sur la roche brune rappelle la géologie sauvage de la région. Cependant, la fatigue se dissipe dès l’atteinte de la crête ; Là, la vue s’étend vers l’horizon, nous rappelant notre petite échelle par rapport à la majesté du relief navarrais.

Échos de tradition

Le sommet est couronné par l’ermitage de la Santísima Trinidad, une construction sobre qui semble jaillir du même rocher. Ce n’est pas un temple du luxe, mais plutôt un temple de refuge. Ses murs en pierre, blanchis à la chaux d’un blanc qui brille sous le soleil du nord, ont entendu les supplications de milliers d’alpinistes et de pèlerins. Mais, au-delà de sa valeur architecturale ou religieuse, l’ermitage est le dépositaire d’une des traditions les plus singulières et romantiques de la montagne basco-navarréenne. La légende raconte, transmise de génération en génération dans les hameaux de la vallée, que celui qui cherche l’amour doit accomplir un rituel ancestral, consistant à atteindre le sommet en portant une pierre – ou à la ramasser près de l’ermitage – et à la jeter avec foi dans le vide ou à la déposer sur les tas, envoyant un signal à l’avenir.