La Palmeraie a toujours été autre chose. Pour de nombreux Marocains, il ne s’agit pas simplement d’un paysage de palmiers aux portes de Marrakech, mais d’une adresse en majuscules. Une banlieue désertique élégante, résidentielle et discrète, où le luxe ne se mesure pas en ostentation, mais en espace, en intimité et juste en distance. C’est pourquoi ce n’est pas un hasard si le Palais Namaskar se trouve ici. En fait, c’est précisément dans ce contexte que j’en ai entendu parler pour la première fois. Mon mari (français, avec une partie de sa famille retraitée à Marrakech) a toujours fait référence à la Palmeraie comme à l’une de ces zones que les locaux considèrent comme très chic. Un endroit où l’on arrive quand on connaît déjà la ville et que l’on sait ce que l’on cherche. Situé à seulement 25 minutes du centre historique, le Palais Namaskar n’est pas un refuge pour venir s’évader de Marrakech, mais pour la vivre autrement. C’est proche (assez pour y plonger), mais suffisamment loin pour revenir lorsque votre corps demande une pause.
Parce que Marrakech est une ville vivante, magnétique et profondément sensorielle. Artisanat, architecture, riads, marchés, ateliers, clubs, casinos. Une énergie qui séduit, engage et stimule. Pour ceux qui aiment le contact constant et les conversations spontanées, c’est un paradis. Pour d’autres (plus observateurs, plus introvertis), cela peut parfois sembler trop.
C’est là que la Palmeraie prend tout son sens. Et où le Palais Namaskar agit comme un parfait contrepoint.
UN PALAIS QUI N’ABANDONNE PAS LA VILLE
Arriver au Palais Namaskar, c’est changer de rythme sans déconnecter complètement. Le complexe impressionne dès le premier instant par ses arcs monumentaux, ses axes visuels parfaitement alignés et, surtout, par ces dômes dorés qui apparaissent encore et encore parmi la végétation, presque comme un fil conducteur. Il est inévitable d’y penser (économiser les distances) : il y a quelque chose dans le palais qu’il est impossible de Aladdin dans ces formes bulbeuses qui se détachent sur le ciel. Mais il n’y a là aucune caricature. L’architecture, signée par Imaad Rahmouni, mélange des références arabes et indiennes, avec des échos moghols dans la symétrie, l’échelle et la manière d’appréhender l’espace comme une expérience presque spirituelle. A cela s’ajoutent des détails mauresques et andalous qui ancrent le complexe dans son
contexte.
L’eau est partout. Des étangs, des canaux et des bassins qui reflètent la lumière et amplifient la sensation d’espace. Dans la tradition islamique, il symbolise la vie, l’abondance et la pureté, et ici, il fonctionne comme un langage architectural plutôt que comme un simple ornement. L’architecture suit également les principes de feng shui. Les cinq éléments sont perçus dans l’équilibre général du complexe : dans les cheminées, les jardins, les perspectives ouvertes et les détails en bois, intégrés avec un naturel presque imperceptible.
DORMIR AVEC ESPACE (ET AVEC PERSPECTIVE)
Les 41 chambres (chambres, suites, villas et trois palais privés) sont réparties sur plus de cinq hectares. Pas d’îlots compacts ni de couloirs fermés, ici on se promène entre jardins, patios et passerelles au-dessus de l’eau, comme si l’on évoluait à l’intérieur d’un domaine privé. Les chambres et suites s’engagent dans une esthétique sereine (avec des tons sable, pierre et blanc chaud) et une connexion constante avec l’extérieur. Jardins privés, grandes terrasses, étangs et, dans de nombreux cas, petites piscines ou bassins profonds Ils font partie du quotidien et vous invitent à vivre dehors.
Les Pool Suites et Pool Villas poussent ce sentiment encore plus loin. Ils disposent de leur propre espace sanitaire extérieur, d’une intimité absolue et de l’agréable possibilité de passer toute la journée sans avoir à quitter le refuge lui-même.
Et puis il y a les palais privés. Trois au total. Authentiques résidences indépendantes avec jusqu’à cinq chambres, leurs propres jardins et piscine exclusive, conçues pour ceux qui recherchent la plus grande discrétion et vivent l’hôtel comme s’il s’agissait d’une maison privée.
MANGER ICI… OU SORTIR
La gastronomie du Palais Namaskar suit la même logique que le reste de l’hôtel : flexibilité, élégance et rigidité zéro. Pendant la journée, La Table fait office d’épicentre social, avec des tables extérieures
gratuit, de l’eau aux alentours et une cuisine à l’esprit clairement gourmand. Des plats équilibrés, des saveurs franches et des déjeuners qui durent sans s’en rendre compte. Le soir, Le Namaskar hausse légèrement le ton avec une large carte internationale (française, italienne, asiatique) pensée pour un public.
cosmopolite et diversifié. Un reflet assez fidèle de l’hôtel lui-même… et de Marrakech.
Le Spa Namaskar ne promet pas de transformations miracles, mais plutôt quelque chose de plus précieux : du temps et du calme. Inspiré des traditions ancestrales et de la philosophie de feng shuiallie les rituels marocains aux techniques contemporaines d’aromathérapie.
Il pass journée piscine complète l’expérience. C’est une invitation pour ceux qui ne séjournent pas à l’hôtel à venir passer la journée dans le bleu de la piscine en mosaïque, à l’ombre des palmiers et à déjeuner en terrasse avant de se perdre (littéralement) dans les jardins.
Car au fond, c’est ça le Palais Namaskar : choisir le rythme. Cela ne pose pas de dichotomie entre découvrir Marrakech ou s’en déconnecter. Il propose quelque chose de plus intéressant : pouvoir choisir…






