Trois photographes espagnols récompensés au World Press Photo 2026

Le concours de photojournalisme le plus prestigieux au monde vient d’annoncer ses gagnants et, parmi les 42 gagnants régionaux provenant des 6 régions du monde dans ses 3 catégories actuelles – Photographies individuelles, Reportages graphiques et Projets à long terme – figurent les noms de trois Espagnols : Brais Lorenzo, d’Ourense ; Luis Tato, de Ciudad Real, et Diego Ibarra, de Saragosse.

Brais Lorenzo a été récompensé dans la catégorie Reportage Graphique de la région Europe, avec terre brûlée, un projet sur les incendies de forêt en Galice, où plus de 200 000 hectares ont brûlé au cours de ce qui a été la pire saison d’incendies que l’Espagne ait connue depuis trois décennies.

Luis Tato a été récompensé dans la catégorie Reportage Graphique de la région Afrique, avec La génération Z manifeste à Madagascar, sur les manifestations étudiantes dans ce pays, motivées par le manque de services publics, la corruption et les difficultés économiques.

Et enfin, Diego Ibarra Sánchez, dans la catégorie Projet à long terme pour la région Asie occidentale, centrale et du Sud, a reçu cette distinction pour Une éducation kidnappée, documentant dans neuf pays comment les enfants qui souffrent de la guerre sont privés de leur droit à l’éducation.

Le 23 avril, le World Press Photo de l’année sera annoncé, choisi parmi les gagnants régionaux. World Press Photo 2026 a réuni 3 747 photographes de 141 pays et 57 376 photographies. Parmi les 42 gagnants régionaux, 31 sont originaires de la région où leurs histoires ont été capturées.

Les candidatures gagnantes de cette édition se concentrent sur certains des défis les plus urgents du monde d’aujourd’hui : la politique, les questions de genre, la migration, les conflits mondiaux et la crise climatique. Ce dernier a une portée mondiale comme en témoignent les histoires sélectionnées, qui vont de Los Angeles aux Philippines, en passant par le Mexique et la Norvège. Dans le même temps, elle met en lumière la force de l’action civique et de la défense des droits sociaux, à travers des images de manifestations aux États-Unis et de mouvements sociaux menés par des femmes au Guatemala et au Kenya.

La Fondation Photographic Social Vision, qui célèbre cette année 25 ans de défense de la photographie documentaire comme moyen de construire une société plus consciente et mieux informée, propose une expérience unique de cette exposition internationale. Dans le cadre de sa mission, la Fondation va au-delà de la simple observation des projets gagnants, en proposant un vaste programme de visites guidées pour le grand public – également le week-end –, les entreprises – à huis clos – et les centres éducatifs, en plus d’inviter les photojournalistes gagnants et d’organiser des activités complémentaires gratuites afin d’approfondir les histoires capturées et l’état actuel de la profession de photojournalisme.