Tetuán, quartier de contrastes dans « Hugo 24 »
« Maintenant, je regarde par ma fenêtre et je vois une première ligne de bâtiments bas en briques classiques et, deuxièmement, des tours géantes. Et c’est un peu comme quand Sean Baker disait dans Le projet Floride « Que ces gens vivent dans un motel en bord de route, à quelques mètres de Disneyland », explique-t-il. « Ils offrent de superbes contrastes à seulement trois pâtés de maisons. »
« Depuis les toits… » commence la voix off d’Arón Piper en décrivant ce qu’il semble voir survoler Madrid, il explique chaque quartier, de ceux avec des briques apparentes et des auvents verts jusqu’aux plus majestueux en pierre et aux grandes terrasses… Il nous situe dans cette grande capitale jusqu’à ce que nous atteignions ce coin animé qu’est Tétouan. « Je voulais parler un peu de tout Madrid pour me concentrer sur la question du logement et nous situer, car si vous êtes de Madrid, vous savez ce que c’est, mais si vous ne l’êtes pas et que je vous le présente directement, vous ne comprendrez peut-être pas non plus où nous en sommes », explique le réalisateur.
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Et qu’est-ce que Tétouan ? « C’est un vieux quartier », répond Knowles, qui continue d’y vivre, « il conserve, d’une part, toute cette culture et cette identité très traditionnelles, très espagnoles, très madrilènes ; contrairement à un énorme multiculturalisme dans lequel il y a de la place pour toutes sortes de bars et de restaurants de nombreuses cultures différentes. Et c’est un mélange très curieux et très enraciné, n’est-ce pas ? Et vous remarquez comment le petit moteur du quartier fonctionne de cette façon. »
Immergé dans ces petites rues, grimpant même sur leurs toits pour voir davantage de Madrid, Hugo 24 Il s’inspire un peu du cinéma quinqui, du cinéma de quartier, et c’est pour cela que pensait Luc Knowles en écrivant sur Arón Piper. C’est par pur hasard qu’ils ont fini par tourner ensemble, Knowles a rencontré Cáceres, un ami de Piper, son colocataire, qui lui a dit qu’ils voulaient travailler ensemble et le réalisateur les a alors considérés comme ce couple de collègues qui nous ramène à ce sous-genre de Quartier, Princesses, Sept Vierges… Les laisser circuler librement dans Tétouan (bien qu’un peu protégés : « Parce que partout où tu mets Arón… ») et rêver d’avoir une maison là-bas, où toujours, avec les gens habituels.
