Les jardins du Palais Liria ouvrent leurs portes

C’est en 2019 que le Palacio de Liria a ouvert ses portes au public, cette demeure au cœur du centre qui abrite l’un des meilleurs musées de Madrid. Car sur ses murs sont accrochées des œuvres des meilleurs maîtres, de Rubens et Velázquez à Zurbarán ou Goya, mais elles attendent aussi des trésors d’une valeur incalculable comme la première Bible traduite en espagnol, le dernier testament de Fernando El Católico ou encore les manuscrits de Christophe Colomb.

Sans aucun doute, la collection d’art de la Casa de Alba est impressionnante. De plus, la Fondation organise des expositions temporaires qui ne déçoivent jamais. Mais cette fois, il ne faut pas parler de portraits, mais plutôt de quelque chose de plus intime. Et la famille a décidé de rendre à nouveau visitables les jardins historiques du Palais Liria. Les mêmes que les Fitz-James Stuart continuent d’utiliser, surtout lorsque l’été arrive. Qui renoncerait à se promener dans un jardin silencieux alors que la chaleur fait rage dans la capitale ?

Les nouvelles visites guidées (qui nécessitent une entrée et une réservation préalable) permettent de parcourir ses tenants et ses aboutissants et de découvrir un espace monumental méconnu de Madrid qui, outre l’art, comprend une magnifique roseraie ou encore le cimetière familial des animaux. D’une durée d’environ 40 minutes, la promenade dans les jardins du Palais Liria est proposée jusqu’au 31 août, mais l’équipe n’hésite pas à élargir ou réitérer l’expérience au printemps prochain. Bien sûr, toujours le matin, car l’après-midi, il est facile de retrouver la famille profitant de cette oasis de verdure.

un jardin vivant

Ces terres étaient autrefois une propriété située à la périphérie de Madrid, appartenant au marquis del Carpio, qui y avait sa résidence d’été. Ce sera avec le troisième duc d’Albe qu’arrivera le palais, érigé dans ce qui allait bientôt être une enclave stratégique : à côté du Palais Royal récemment inauguré et tout près de l’ancienne caserne de la garde personnelle de Philippe V – le bâtiment qu’est aujourd’hui Conde Duque. Suivant le goût de l’époque, le classicisme français, le bâtiment néoclassique était implanté au centre de la propriété, laissant le jardin se déployer devant et derrière.

La commande a été confiée à nul autre que la prestigieuse Ventura Rodríguez, dont la fontaine se dresse toujours à l’arrière du palais et qui, grâce à ces nouvelles visites, peut désormais être appréciée à quelques centimètres seulement. Ce n’est pas anodin : c’est celui-là même qui a construit les fontaines les plus emblématiques de la capitale, Cybèle et Neptune, entre autres.