Le Meurice, le Paris des rêves

CHAMBRES

Les 121 chambres et 39 suites sont toutes différentes, mais partagent l’esprit des salles de l’hôtel du XVIIIe siècle et une attention extraordinaire portée à l’artisanat. Soies, damassés et velours, meubles sur mesure et tissus de marques historiques comme Rubelli et Braquenié cohabitent avec des papiers peints à la main, des vitraux, des passementeries et des œuvres d’art liées à Paris et à l’hôtel lui-même. Lors des dernières rénovations, le studio Lally & Berger est parti d’une question aussi simple qu’ambitieuse : à quoi ressemblerait Versailles s’il était construit aujourd’hui ? Le résultat fuit la récréation historiciste pour opter pour des espaces lumineux et lumineux, où l’héritage français se conjugue avec un look plus actuel.

Les vues font également partie de la décoration intérieure. Dans les pièces donnant sur le jardin des Tuileries, la décoration est volontairement pensée pour diriger le regard vers les fenêtres et le paysage ; d’autres ouvrent sur la rue du Mont Thabor, la rue de Castiglione ou sur la calme cour intérieure. Les salles de bains méritent un chapitre à part, avec les marbres italiens et les variétés rouges et ocres des Pyrénées, également présentes au château de Versailles.

Le Meurice

Parmi les suites les plus singulières, l’Appartement Présidentiel Dalí de 160 m² est parsemé de clins d’œil à Salvador Dalí, qui y séjourna plus de trois décennies, et bénéficie d’une vue sur les Tuileries et la Tour Eiffel. La Suite Pompadour rend hommage au XVIIIe siècle aux soieries Prelle, aux passementeries Declercq et aux lampes Lucien Gau, le tout accompagné d’une technologie de pointe.

Et puis il y a Belle Étoile, le joyau de la couronne. Ses 620 m² comprennent une extraordinaire terrasse de 300 m², conçue comme un jardin suspendu par le paysagiste Pierre-Alexandre Risser. Depuis celle-ci, une vue panoramique à 360 degrés permet de distinguer jusqu’à 18 monuments, de la Tour Eiffel et Notre-Dame au Sacré-Cœur, en passant par le Grand Palais ou l’Arc de Triomphe. Pouvant accueillir huit convives, il fait partie de ces lieux depuis lesquels Paris semble, un instant, n’appartenir qu’à celui qui le contemple.

GASTRONOMIE

La gastronomie porte la marque d’Alain Ducasse depuis plus d’une décennie, avec Amaury Bouhours comme chef exécutif. Son expression maximale est dans le Restaurant Le Meurice Alain Ducasse, deux étoiles Michelin, où tous deux défendent une cuisine de l’essentiel : la technique au service du produit, des saveurs reconnaissables et une apparente simplicité derrière laquelle se cache une énorme précision.

Il pâté en croûte de pintade et de foie gras avec une salade amère ou un croustillant de homard bleu au navet, cerise et estragon en sont de bons exemples. La scène est à la hauteur. Inspirée du Salon de la Paix du Château de Versailles et réinterprétée par Philippe Starck, la salle à manger associe fresques, verre de Murano, cuivre rose et réédition de l’iconique chaise. Tulipe par Eero Saarinen recouvert de cuir blanc. C’est aussi ici que commence la journée : le petit-déjeuner est servi sous le même or, avec une sélection extraordinaire de pains et de pâtisseries signés Cédric Grolet. Ce dernier à lui seul mérite de ne pas être ignoré.

Le Meurice

Plus décontracté, Le Dalí entretient le lien de l’hôtel avec le peintre espagnol sans tomber dans la thématique. Starck signe également cet espace, où apparaissent des touches surréalistes comme les lampes à pampilles de verre, les coussins et la grande toile au plafond peinte par Ara Starck. La cuisine de Bouhours s’appuie ici sur des recettes françaises, des produits de saison et des fournisseurs locaux, avec des plats allant des raviolis de crevettes aux courgettes et beurre blanc du yuzu au réconfortant coquillettes avec du Comté. L’après-midi, les projecteurs se tournent vers thé de l’après-midi de Cédric Grolet.

Le célèbre pâtissier Elle possède également sa propre adresse au numéro 6 de la rue de Castiglione : La Pâtisserie du Meurice par Cédric Grolet, aménagée en lieu de pèlerinage pour déguster ses célèbres trompe-l’oeil sous forme de fruits, accompagnés de madeleines fraîchement sorties du four, de biscuits et de kouglofs. Et pour terminer la journée, le Bar 228 préserve des airs de club parisien entre bois sombres, cuir, tableaux historiques et piano qui assure chaque soir la bande originale de vos soirées jazz. Ce fut longtemps un de ces secrets que les Parisiens semblaient garder pour eux ; Aujourd’hui, il attire aussi bien les locaux que les clients des hôtels.

EXPÉRIENCES

Au premier étage, Le Spa Valmont pour Le Meurice est le seul spa Valmont à Paris. La firme suisse est liée à l’hôtel depuis 2007 et associe ici son expérience en cosmétique cellulaire avec des soins du visage et du corps axés sur des soins personnalisés et des résultats visibles. Les points forts incluent le Grand Soin Hydrafacial de Valmont, créé exclusivement pour La Maison Valmont pour Le Meurice et conçu pour exfolier, nettoyer et redonner de la luminosité à la peau, ainsi que le Soin Comprehensive Signature, un rituel complet du corps qui commence par une exfoliation au sucre mauricien et se poursuit par un massage et un soin du visage Valmont.

Le spa dispose de quatre cabines de soins – dont deux doubles –, d’un hammam, d’un sauna, d’une salle de relaxation et d’une terrasse extérieure, ainsi que d’un espace manucure et pédicure. L’expérience se poursuit au rez-de-chaussée avec La Boutique, conçue comme un « laboratoire de beauté » où cosmétiques, parfumerie et art se réunissent sous un même toit. Ensemble, ils forment La Maison Valmont pour Le Meurice, la première vaisseau amiral Parisien du cabinet.

Pour ceux qui ne veulent pas abandonner leur routine même à Paris, l’hôtel dispose également d’une salle de sport entièrement équipée.

Le Meurice

À L’EXTÉRIEUR DE L’HÔTEL

Quitter le Meurice, c’est se retrouver à Paris. Il suffit de traverser la rue de Rivoli pour entrer dans le jardin des Tuileries, avec le Louvre d’un côté et la place de la Concorde de l’autre. L’emblématique place Vendôme, la rue Saint-Honoré et quelques grandes maisons de mode et de joaillerie sont à quelques minutes seulement, mais aussi des galeries d’art, des librairies indépendantes, des cafés historiques et des restaurants incontournables. Le Musée de l’Orangerie, le Jeu de Paume et le Musée des Arts Décoratifs complètent un environnement dans lequel une grande partie de Paris peut être découverte simplement en se promenant.

De plus, l’équipe Guest Experience se charge de concevoir le séjour en fonction des intérêts et des désirs de chaque client : de la recommandation de l’exposition qui vaut le détour, de l’obtention de billets pour l’opéra ou de la réservation d’une table dans l’un des restaurants les plus convoités de la ville jusqu’à l’organisation de visites privées, d’expériences culturelles et de circuits sur mesure.

Le Meurice

HISTOIRE

L’histoire du Meurice commence bien avant de s’installer rue de Rivoli. En 1771, Charles-Augustin Meurice ouvre une auberge à Calais en pensant surtout aux voyageurs britanniques de la haute société qui arrivaient en France, pour qu’ils retrouvent de l’autre côté de la Manche le confort et les commodités auxquels ils étaient habitués. En 1818, son fils Louis-Augustin Meurice emmène l’entreprise à Paris, où il ouvre Le Meurice sur l’ancien chemin Saint-Honoré, toujours en pensant au voyageur britannique. Le personnel anglophone et les différents types d’appartements faisaient partie de cette nouvelle façon d’appréhender l’hospitalité. L’établissement gagne rapidement le surnom de « City of London ». En 1835, Le Meurice s’installe à son emplacement actuel face au jardin des Tuileries.

Pendant des décennies, c’était un refuge pour l’aristocratie européenne et pour Alfonso Hôtel des Rois. Au fil du temps, les rois ont cédé la place aux artistes, écrivains et penseurs. Picasso y eut son dîner de noces avec Olga Khokhlova en 1918, accompagné de Jean Cocteau, Guillaume Apollinaire, Max Jacob et Serge Diaghilev. À partir des années 1950, Salvador Dalí a fait du Meurice son écrin parisien particulier, y séjournant un mois par an pendant plus de trois décennies.

Le Meurice

Ici également, Florence Gould organisait ses célèbres déjeuners littéraires, qui réunissaient des noms tels qu’André Gide, François Mauriac et Paul Morand et faisaient du Meurice le décor de l’un des derniers grands salons littéraires de Paris. Coco Chanel, Andy Warhol et Bob Dylan font partie d’une liste interminable de créateurs et de personnalités qui ont franchi ses portes depuis. Et le magnétisme demeure : plus récemment, Kate Moss, Beyoncé et Jay-Z, Kim Kardashian et Leonardo DiCaprio sont passés par le Meurice.

Le bâtiment actuel doit une grande partie de son aspect à la grande transformation entreprise au début du XXe siècle. De cette époque subsistent des espaces comme le Salon Pompadour, le restaurant et le Salon Fontainebleau, ainsi qu’un curieux emblème : pendant les travaux, les ouvriers adoptèrent un lévrier égaré et le chien finit par être incorporé dans l’écu du Meurice, où il se trouve encore aujourd’hui.

En 2011, Le Meurice est devenu le premier hôtel à recevoir officiellement la distinction Palace, la plus haute distinction de l’hôtellerie française, réservée aux établissements cinq étoiles qui se distinguent par leur caractère exceptionnel, de la situation et de l’architecture à l’histoire et à l’excellence du service.

Le Meurice
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MOT CNT

Si Marie-Antoinette et Salvador Dalí avaient décoré un hôtel ensemble – vous imaginez ? – il ressemblerait probablement beaucoup à ceci. Derrière le marbre, les dorures et les moulures, rien n’est aussi solennel qu’il y paraît. Et la magie opère dès votre entrée. Le Baiser de Zoulikha Bouabdellah transforme deux colonnes ornées en une étreinte, tandis que le Miroir givréconçue par Philippe Starck et inspirée par Dalí, se fige chaque jour grâce à un système de réfrigération permettant aux invités de dessiner ou d’écrire sur sa surface avec leurs doigts.

À partir de là, transformez-le en jeu. Recherchez pendant le enregistrement et vous retrouverez la main de Madame Regnaud, une dame de la haute société parisienne du XIXe siècle, dans une œuvre du baron François Gérard ; cherchez la toile monumentale de 145 m² d’Ara Starck au plafond du Dalí ; et, déjà au Bar 228, regardez les fresques de 1907 d’Alexandre Claude Louis Lavalley, qui reconstituent une fête dans les jardins de Fontainebleau. Il y en a bien d’autres : jeux de miroirs, cubes, oiseaux… Une partie du plaisir consiste à les découvrir.

Les invités font également partie de l’histoire. Un mannequin que l’on rencontre dans l’ascenseur, deux dames qui prennent religieusement le thé tous les mercredis à la même heure, un enfant captivé par la mélodie du piano, un couple qui vient de se fiancer, un autre qui fête ses quarante ans ensemble ou cette star hollywoodienne installée dans l’immeuble depuis des jours. penthouse sans que personne ne s’en aperçoive – ou peut-être qu’ils l’ont fait. Ensemble, ils constituent le casting de ce Pays des Merveilles particulier dans la version Versailles.

LE DÉTAIL