Château Badia | Voyageur

De tous les nouveaux hôtels passionnants qui ont ouvert récemment dans les Dolomites, Castel Badia, abrité dans un manoir datant de l’an 1000, est sans aucun doute le plus frappant. La propriété est l’équivalent alpin de Borgo Egnazia, dans les Pouilles, et est l’œuvre d’Aldo Melpignano, élève de Ian Schrager. L’hôtelier a su donner au lieu un air sophistiqué et élégant qui résume parfaitement ce que signifie l’hospitalité italienne. Le bâtiment a été un couvent, un palais de justice, un château privé et, depuis les années 1970, un hôtel.

La récente rénovation a préservé tout ce qui était possible, et les sols, plafonds en bois, voûtes et fresques sont tous d’origine. Un tableau représentant une abbesse veille sur le restaurant décontracté et traditionnel Stube Bade, où le chef Andrea Ribaldone prépare, entre autres délices, du potiron grillé assaisonné de truffe et d’huile d’olive (un restaurant gastronomique ouvrira également prochainement). Ici, le silence règne et la vie tourne, comme au Moyen Âge, autour du patio. C’est le lien qui unit le jardin, la piscine, les chambres (28 au total, en plus d’un chalet à trois étages), le spa souterrain avec des salles de relaxation ornées de fresques et, comme si cela ne suffisait pas, la crypte de San Lorenzo, un monument protégé ouvert au public (comme le reste du château). Cela reste un lieu sacré, même si les invités profitent de tous les plaisirs qu’il a à offrir. (à partir de 583 €). —Sara Magro