CHAMBRES
Dans un hôtel pouvant accueillir 570 personnes – avec presque deux fois plus de personnel de service – on ne retrouve généralement pas cette sensation d’espace, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la chambre. Il y a 203 chambres et suites et six villas de luxe, réparties sur un territoire d’environ 50 hectares. Avec vue sur la mer ou sur les jardins, elles ont accès à l’extérieur, à un salon et surtout à une salle de bain très confortable, presque mégalomane. L’atmosphère est celle d’une intimité et d’un isolement total, idéal pour passer les heures les plus chaudes de la journée à écouter de la musique (dans chacune d’elles il y a un haut-parleur Bluetooth) ou à lire. La distribution très intelligente permet d’atteindre n’importe quel point en moins de cinq minutes à pied, mais il est toujours possible de demander à être récupéré à un moment donné. buggy.
GASTRONOMIE
Cela fait une différence. L’offre, avec sept restaurants à l’intérieur du complexe et cinq autres à l’extérieur, sur la plage voisine d’Armação de Pêra – il y a un minibus aller-retour toutes les heures – est monumentale, de par sa variété et sa qualité. Du petit-déjeuner, buffet et à la carte, jusqu’à son joyau, le restaurant Océan.
Un dîner à l’Océan est un aller simple dont il est difficile de revenir : une expérience de haute intensité, dans laquelle seules la vue interrompue de l’horizon et la musique à faibles vibrations restent stables. A partir de là, les 14 moments du menu nous attaquent rapidement et nous apportent, comme par vagues, la connaissance que le chef autrichien Hans Neuner a acquise ces dernières années de la cuisine portugaise et de ses anciennes colonies. La tartelette aux balanes sur fond de nori, son interprétation du francesinhala caille très tendre au piri-piri ou l’œuvre d’art qu’est le dessert de cinq expressions de myrtilles et shisho… Ils arrivent avec élan et légèreté, dans un exercice d’élégance, de subtilité et beaucoup de personnalité.
L’offre va bien plus loin, avec d’autres options de restauration de haut niveau : Whale, beaucoup plus informel, propose une carte (et une terrasse) qui rappelle que nous sommes en Algarve. Quelque chose de similaire a été le déjeuner à Praia Dourada, les pieds dans le sable et le franc et du poisson frit typique. Pour se dire au revoir, le dîner au Mizu Teppanyaki était un autre moment fort, avec une interprétation de la cuisine japonaise et une vue sur l’Atlantique. Et il est temps de repartir avec la tâche en suspens de visiter le restaurant traditionnel portugais, Adega, et le grill Aladin.
EXPÉRIENCES
Infini et pour tous les goûts : terrain de golf, court de paddle-tennis, salle de sport, restaurants ou cave avec l’une des meilleures collections privées de vins du Portugal… Mais nous en soulignons deux : la piscine centrale, infinie et réservée aux plus de douze ans, d’où l’on peut voir l’océan et les falaises. Et le spa, le premier au Portugal géré par Sisley Paris et situé dans un bâtiment séparé, avec sa propre ambiance et une carte de massages sans fin.
À L’EXTÉRIEUR DE L’HÔTEL
Techniquement, il n’est pas nécessaire de sortir. Une fois que vous atteignez ces caps isolés – c’est à environ 40 minutes de l’aéroport de Faro – ce que vous désirez le plus, c’est rester et profiter de ce que l’hôtel vous offre. Cependant, vous pouvez réserver des activités dans les environs, comme des rencontres avec des producteurs locaux de vin ou d’oranges, des promenades dans les vallées dites suspendues, une visite de la ville de Porches, célèbre pour son artisanat, des dégustations d’huiles dans la cordillère de Monchique… Ou, sans compliquer les choses, prendre le minibus jusqu’au village de pêcheurs voisin d’Armação de Pêra et profiter d’une plage purement algarve.
HISTOIRE
Il y a des hôtels avec une histoire et il y a des hôtels qui modulent l’histoire d’un lieu. Et cette architecture blanche, de petites maisons soignées sur la colline, de panneaux carrelés épousant le lobby, de station balnéaire concentrée sur les falaises – mais surtout invisible depuis la plage, car elle ne l’envahit pas -, exprime parfaitement comment l’Algarve est devenue la destination de repos qu’elle est aujourd’hui. Fondée par la famille allemande Pohl en 1992, elle s’est développée de manière organique, mais fidèle à son caractère discret, élégant et de haute qualité.
MOT CNT
De nos jours, on vit le rêve d’une nuit d’été, dans un lieu qui semble être resté ancré dans le bonheur des années 2000. On retrouve une enfance heureuse et innocente, car tout se passe naturellement, sans prétention ni souci. Le mieux est de descendre à la plage par une nuit fraîche pour écouter les vagues et, au-dessus d’elles, voir comment se lève la lune rouge de l’Algarve.
LE DÉTAIL

