Yoko Ono arrive au MUSAC avec sa plus grande rétrospective en Espagne de la dernière décennie

L’ombre avant-gardiste d’Ai Weiwei est longue. Près d’un an après la première de Don Quichotte, l’exposition de l’artiste chinois qui a attiré plus de cent mille visiteurs entre 2024 et 2025, le MUSAC présente Yoko Ono. Insonorisation et structure, la plus grande rétrospective consacrée au créateur japonais en Espagne ces dix dernières années (jusqu’au 17 mai 2026). Une proposition avec laquelle le musée cherche à consolider l’élan généré par le succès de l’exposition précédente et à maintenir León sur la carte internationale de l’art contemporain.

L’exposition, qui ouvrira ses portes au public cet après-midi à 19h00, occupe 1 700 m2 et rassemble plus de 80 œuvres créées entre 1953 et nos jours. Il ne suit pas un ordre chronologique, mais compare des pièces de différentes périodes pour montrer la cohérence d’une trajectoire qui a placé Ono comme une figure clé de l’art conceptuel, du cinéma et de la performance. « Il s’agit d’une exposition très spéciale et d’actualité, offrant aux visiteurs de nouveaux contextes et de nouvelles façons de découvrir le travail de Yoko. Elle est enracinée dans son utilisation du langage et de l’enseignement, et se développe à travers l’installation comme un espace d’imagination et de participation », explique Connor Monahan, commissaire de l’exposition aux côtés d’Álvaro Rodríguez Fominaya et Jon Hendricks.

Étendue technique

La rétrospective Son et structure Il tire son nom directement du concert et de l’exposition que Yoko Ono présenta le 20 juillet 1964 au Yamaichi Hall (Kyoto), où elle utilisa pour la première fois les termes insonorisé et instruire pour décrire comment il intègre le son et l’instruction dans son travail. Ce tournant donne un contexte à l’exposition MUSAC, dans laquelle cohabitent performances, films, pièces musicales, installations, peintures et photographies qui couvrent sept décennies de pratique artistique.

La tournée aborde les thèmes qui ont défini sa carrière : l’imagination comme outil de transformation, l’activisme pour la paix, l’humour et l’absurdité comme pulsions conceptuelles, la réflexion sur le rôle des femmes dans la société et la présence persistante de la nature. Une manière d’appréhender la vie et l’art bénéficiant d’une large reconnaissance internationale, comme le démontrent les récentes rétrospectives de la Tate Modern, de la Neue Nationalgalerie, de Gropius Bau, du MoMA et du MCA de Chicago. « Yoko Ono est une artiste dont l’impact sur l’histoire de l’art contemporain ne cesse de croître à mesure que l’on comprend l’influence qu’elle a eue sur les générations suivantes. Son et structure «Il permet aux visiteurs de s’immerger dans un univers créatif qui défie toute catégorisation et remet en question les limites entre l’artiste et le public», souligne le commissaire Álvaro Rodríguez Fominaya.