La côte amalfitaine vue de la mer : cartes postales d’un été toutes voiles dehors

Un vent du sud vigoureux gonfle les voiles et le voilier blanc arborant le drapeau Seasoul navigue régulièrement sur les vagues tyrrhéniennes. La semaine sur la côte amalfitaine, commencée à Salerne, arrive à mi-parcours. Au crépuscule, Procida apparaît à l’horizon. C’est la plus petite île de la baie de Naples, où nous passerons la nuit.

Si on y accède par le sud-est, l’île se déploie comme une photographie parfaitement composée. Le regard s’arrête d’abord sur les façades aux couleurs pastel de Corricella. Au-dessus d’eux, s’élèvent lentement les murs de la forteresse de Terra Murata et, pour couronner le tout, l’ancienne abbaye de San Michele Arcangelo. Pendant près de mille ans, elle a veillé sur l’île, survivant aux guerres, aux sièges et aux attaques de pirates. C’est à lui qu’appartient l’une des légendes les plus connues de Procida : lorsque la flotte de Barberousse attaqua, les insulaires se réfugièrent derrière les murs de la forteresse et prièrent l’archange Michel. Selon la légende, une tempête soudaine obligea les pirates à abandonner l’attaque. Depuis, Miguel est le saint patron de l’île.