Can Albertí ou l’art de séjourner à Mahón

Il est midi dans la rue d’Isabel II, à Mahón, et la vie soupire sous forme de brise et de lumière : il y a une fenêtre dont les verts vibrent sous le soleil, un voisin qui s’arrête pour discuter et, à un moment donné, la couleur rose d’une façade fascinante vous invite à entrer dans Can Albertí. Un refuge à Minorque où l’hospitalité naît des matériaux nobles et de l’art qui inonde ses murs. Mais surtout de son lien avec la ville elle-même.

Ce boutique-hôtel né d’une ancienne résidence construite par la famille Albertí en 1740 est l’espace idéal pour se détendre, contempler la mer depuis sa terrasse ou se divertir avec une nouvelle œuvre d’art tout en regardant un escalier qui pourrait se perdre dans les nuages ​​de Minorque.

Mais toujours avec la porte ouverte sur une nouvelle histoire.

Can Albertí : le Cicerone de Mahón, était un hôtel

« Rester » est un mot qui revêt aujourd’hui une grande importance dans le monde du voyage : le besoin de retourner dans ce lieu qui était une sorte de deuxième maison, de découvrir chaque objet comme s’il s’agissait d’un nouveau narrateur ou de ressentir un certain sentiment de communauté. Can Albertí est tout cela et bien plus encore.

Le voyage commence par sa fascinante façade rose, un clin d’œil à cette Minorque historique qui abritait les Anglais, les Français et les Minorquins à l’époque qui a amené le gin Xoriguer sur l’île, ou « rouge anglais », comme on appelle cette couleur qui différencie certaines résidences des autres.

C’est au cours de cet intense XVIIIe siècle que Vicente Albertí Vidal, traducteur d’œuvres de divers auteurs européens de l’époque, décide de s’installer au cœur de Mahón.

Une partie de la maison originale est conservée à Can Albertí.