Fête des Morts au Village de Las Rozas : du Mexique à Madrid, en passant par l’au-delà

Selon une ancienne croyance mexicaine, pour atteindre les enfers, il faut traverser une rivière avec l’aide d’un chien. Les cinéphiles Noix de coco de Pixar savent qu’il ne s’agit pas de n’importe quel chien, mais d’un xoloitzcuintle, l’une des races de chiens les plus anciennes au monde, à qui on attribuait traditionnellement la capacité de guider les âmes des défunts dans leur dernier voyage vers l’au-delà.

Cet automne, il n’est pas nécessaire de se rendre au Mexique pour découvrir ce voyage fascinant, car Las Rozas Village nous emmène une fois de plus dans la culture de ce pays d’Amérique du Nord. Sous le titre Jour des Morts. Un voyage entre les mondes, Le Village de Madrid propose une immersion dans l’univers spirituel et artistique de cette fête, reconnue patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO. Une occasion de regarder au-delà de son esthétique connue et de découvrir les histoires, les symboles et les savoirs ancestraux qui se cachent derrière une célébration qui fait de la mémoire des défunts un motif de rencontre depuis des générations.

Fête des Morts dans le village de Las Rozas, du Mexique à Madrid en passant par l'au-delà

L’expérience Las Rozas Village s’articule en quatre étapes qui recréent symboliquement la transition entre la vie et la mort. Le premier, La Mort, nous introduit à une conception de l’au-delà qui n’entend pas la mort comme une rupture définitive. Le second, Le Guide, a pour protagoniste le xoloitzcuintle, ce étrange chien sans poils qui, selon la mythologie mexicaine, aidait les âmes à traverser les eaux qui séparaient le monde terrestre de Mictlán, le monde souterrain. Apparaît ensuite Le Gardien du Seuil, représenté par le jaguar, l’un des animaux les plus puissants de l’imaginaire mésoaméricain, lié à la nuit, au pouvoir et au monde surnaturel. Le parcours se termine enfin à El Autel, où les offrandes et les objets personnels matérialisent l’une des idées les plus émouvantes du Jour des Morts : que le lien avec ceux qui sont partis reste vivant tant que quelqu’un préserve sa mémoire.