CHAMBRES
L’esthétique cinématographique, ancrée dans les années 60 et 70, de ses 35 chambres et suites enchante les esthètes et les mélomanes. Ils partagent une ambiance cosy rebelle chic, avec des clins d’oeil musicaux et des matières brutes comme le béton, les murs en liège et une grande cabine de verre et d’acier qui ferme la salle de bain, contrastant avec la moquette et les tissus d’ameublement rose poudré qui évoquent les uniformes seventies de l’équipe, dessinés par Husbands.
Les tables de chevet présentent de l’art contemporain et des objets vintage (cassettes, livres) dans une conservation soignée confiée à la boutique de disques Balades Sonores, à la galerie d’arts décoratifs et d’artisanat L’Œil de KO et à l’antiquaire Antoine Billore. Le minibar, généreux et fantaisiste, propose de tout, du snack au foie gras pour les plus gourmands.
Sa Suite Dalí est une fantaisie avec un canapé modulable et un lit pliant dans une alcôve bordée de miroirs.
GASTRONOMIE
Son restaurant, au ton festif et aux airs brutalistes aux clins d’oeil rétro, est décoré de bougies et présidé par un cube de verre qui enferme une végétation luxuriante.
La salle est enveloppée d’une moquette aux motifs psychédéliques, de murs en miroir et d’un bar à vinyles avec la collection historique de James Arch, créateur du mythique club Bus Palladium, où l’on imagine le DJ Jean-Charles Dupuy mixer.
Là, le chef Valentin Raffali propose une truite Banka aux capucines au bouillon de rhubarbe et radis multicolores, des asperges blanches fumées au foin d’odeur et fraises brûlées, ou encore un vol-au-vent aux morilles au vin jaune, pour finir avec un fraisier glacé.
Dans la même salle, le petit-déjeuner intimiste est présenté dans un service soigné au twist impertinent : les thés de la boutique du Conservatoire des Hémisphères accompagnent les jus de fruits dans des carafes, la salade de fruits dans des verres en maillechort, les confitures dans des coquetiers et les coupes de fruits transformées en corbeilles à pain.
EXPÉRIENCES
Le bar propose des cocktails comme le rafraîchissant Chausson, à base de sirop d’huile d’olive, de jus de citron, de liqueur de tomate et de vodka infusée au basilic. De plus, ils promettent l’ouverture tant attendue d’un rooftop offrant une belle vue sur les toits de Paris, avec service de bar et de restauration.
Le club, qui conserve les traces du passé et est aujourd’hui situé au sous-sol, dispose d’une scène conçue pour le live et d’un système L-Acoustics, parmi les meilleurs de Paris. Les clients de l’hôtel bénéficient d’un accès privilégié à la mezzanine, d’où vous pourrez presque contempler le paysage en pyjama.
Depuis 1965, le lieu a vu défiler des artistes comme Serge Gainsbourg et les Rolling Stones. Aujourd’hui, son directeur artistique, Lionel Bensemoun, figure emblématique de la nuit parisienne, imagine une programmation éclectique avec des concerts émergents, des artistes internationaux et un cabaret mêlant danse, performance et strip-tease.
À L’EXTÉRIEUR DE L’HÔTEL
Les alentours du Bus Palladium vous invitent à une promenade très parisienne, entre l’énergie créative de Sud Pigalle (SoPi pour les amis), avec les concept stores, les boutiques indépendantes et les magasins d’instruments de musique de la rue de Douai, témoins de la tradition musicale du quartier, ainsi que les cafés et boutiques gourmandes de la rue des Martyrs.
Le paysage alterne entre la vibrante Pigalle et le mythique Moulin Rouge, l’élégance discrète de Saint-Georges, l’air de village des Abbesses et la vie artistique de la place du Tertre. Plus haut, le Sacré-Cœur domine la colline, que l’on peut gravir à pied ou en funiculaire, tandis que les escaliers de Montmartre et les anciens ateliers d’artistes perpétuent l’esprit bohème du quartier.
HISTOIRE
Au début du XXe siècle, la rue Fontaine était un haut lieu de création à Paris, lié à des artistes comme Henri de Toulouse-Lautrec, Edgar Degas et Django Reinhardt, et à la naissance du surréalisme.
En 1965, James Arch, danseur lié à la Nouvelle Vague, crée le Bus Palladium comme un club innovant, à l’opposé des élitistes de l’époque, où cohabitent différents publics et styles musicaux. Le lieu est devenu une référence du rock, fréquenté par des artistes tels que Serge Gainsbourg, Jane Birkin ou Gloria Gaynor. Fermé en 1966 et relancé en 1974, il conserve son esprit rock avec une programmation éclectique et des artistes comme Noir Désir ou The Strokes, s’imposant comme un lieu incontournable de la nuit parisienne.
Fermé depuis 2022 après plus de 50 ans d’histoire, le Bus Palladium rouvre avec la collection hôtelière Chapitre Six en tant qu’espace hôtelier et culturel, ravivant son esprit légendaire.
MOT CNT
Caroline de Maigret, ancienne mannequin et ambassadrice de Chanel, qui est directrice artistique et curatrice de l’hôtel, a imaginé quatre playlists exclusives, diffusées dans les chambres par des enceintes Ojas en bois, un détail avec beaucoup de personnalité qui accompagne le séjour.
Selon le moment de la journée, vous vous laissez emporter par la sensualité de D’humeur amoureuse, avec des chansons de Fleetwood Mac, Bill Withers, Frank Ocean ou Marvin Gaye ; plus vivant, Soirées Boogie, avec des notes de Prince, Grace Jones, Run DMC ou Rita Mitsouko ; La Connexion Française, une ode à la musique française des années 60-70 aux groupes contemporains comme Jacqueline Taïeb ou La Femme ; et enfin le mélancolique Vers minuit, avec des mélodies de Miles Davis, Alice Coltrane ou Julie London.
LE DÉTAIL







